Tatouages Encres et Pigments

publié le 21/11/2007 à 01:41 dans la rubrique Détatouage


Même si l’histoire du tatouage est difficile à retracer, le tatouage est un art qui existe depuis plusieurs millénaires. Des traces de tatouages ont été retrouvées sur des momies égyptiennes datant de 2200 ans avant J.-C. Dans l’Altï, en Sibérie, un corps datant de 530 avant J.-C. a été exhumé couvert de tatouages d’animaux sauvages.

Les tatouages anciens (de couleur noire) étaient réalisés à l’aide de noir de charbon (carbone) obtenu par la combustion incomplète de végétaux. Les particules de carbone ainsi obtenues ont un diamètre de l’ordre de 100 nanomètres, plus grand que les macrophages de la peau, condition primordiale pour que le tatouage soit permanent. En Polynésie par exemple, les écorces de coco brûlées, mélangées à l’eau, étaient le constituant principal de l’encre à tatouer. L’encre de Chine, très souvent utilisée pour les tatouages amateurs, en est une version plus moderne. Les techniques de tatouage ont fortement évolué dans les trente dernières années avec l’invention du dermographe et la création de nouvelles encres. Les tatouages jusqu’alors monochromes (noirs ou bleus) deviennent réalisables dans une grande diversité de couleurs. Quasiment tous les tons et nuances peuvent aujourd’hui être obtenus.

L’encre tire sa couleur des pigments qui entrent dans la composition. On distingue deux grands types de pigments : les pigments minéraux et les pigments organiques.

Les pigments minéraux sont des molécules qui existent à l’état naturel. L’oxyde ferrique donnera, par exemple, la coloration des encres blanches, l’oxyde ferreux celle des teintes marron et l’oxyde de chrome sera jaune.

Quant aux pigments organiques, ils ont la particularité d’être totalement artificiels car issus des progrès de la chimie organique, au même titre que les colorants alimentaires ou cosmétiques.

Ces pigments sont ensuite mélangés à des résines, des cires ou encore des laques afin d’obtenir une meilleure tenue du tatouage et un éclat supplémentaire à sa couleur.

Les tatoueurs utilisent tous des encres différentes en fonction de leur localisation géographique, de leurs habitudes et de leurs fournisseurs.

Lors d’un détatouage au laser l’observation médicale ne permet pas de déterminer les composants du tatouage : en effet selon le type de pigments, leur destruction par le laser peut donner de nouveaux composés, de différentes couleurs potentiellement indélébiles (par exemple l’encre blanche peut virer au marron).

On peut aussi, dans de très rares cas, observer des réactions allergiques. C’est pourquoi un test préalable au laser sur une petite zone du tatouage est primordial, afin de s’assurer de l’efficacité mais aussi de la sûreté du traitement.

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